dimanche 8 novembre 2009

Epica à l'Elysée Montmartre avec Sons of Seasons et Amberian Dawn


L'avis de Rose


Une critique qui s’annonce bien dure (comme à l’accoutumée ?). 
Nous ne sommes plus tout à fait le 7 novembre 2009 mais quand même... Arrivée presque 3heures après Lou j’obtins pourtant une place confortable.

Je vais tout de suite commencer par un point négatif poussé à son paroxysme bien entendu : le « public ». C’était assez dur de garder son calme dans la file d’attente, non seulement parce que la file d’attente n’était pas définie, la salle de concert se trouvant dans une rue quelconque ou rien n’est prévu pour l’attente, les personnes arrivant se faufilant dans la file en s’incrustant, quelle belle preuve de respect pour ceux qui respectaient la file… Mais aussi, il faut supporter les gens qui poussent, les piétons qui veulent passer, et supporter, SURTOUT, les fans dotés d’une intelligence rare et fine (ah ah), qui éclatent de rire en risquant de vous faire éclater les tympans, qui s’allongent presque sur vous lorsqu’ils rigolent, avec un mouvement de recul exagéré rien que pour vous emmerder…Ouais le pied donc, on arrive un peu à comprendre les ermites du black metal. A l’intérieur, j’ai aussi apprécié le civisme de certains, pourtant bien plus grands que tout le monde mais bouchant la vue aux plus petits au lieu de se placer en retrait d’où ils pouvaient tout aussi bien voir… Et ce qui m’a bien sur énormément plu ce sont les parasites jouant des coudes sur votre poitrine, vous écrasant les pieds, essayant de se glisser devant vous alors que vous êtes pourtant plus petite, et au final j’ai adoré les pogos qui m’ont littéralement refroidie pour les morceaux concernés d’Epica (Incentive, que j’aurais pourtant voulu apprécier pleinement, j’y reviendrais, et The Obsessive Devotion)


A part cela, le concert a commencé par le groupe Sons of Seasons que j’adorais déjà version cd… J’étais hyper déçue qu’ils ne jouent pas hyper longtemps, j’en voulais plus, surtout que comme à peu près tous les groupes, c’est encore mieux en live !Ils ont donc commencé par The place where I hide, l’intro de l’album, enchaîné avec Gods of Vermin (éponyme de l’album) un morceau débordant d’énergie négative…Mais c’était très bon. Ils ont également joué Fall of Byzanz, Dead Man's Shadows, ainsi qu'une de mes préférées Fallen Family en dernier morceau. Le groupe était au complet :Oliver Palotai(Kamelot) à la guitare (et clavier), Henning Basse (Metalium) au chant, Jürgen Steinmetz à la basse, Pepe Pierez à la guitare (on ne choisit pas son nom n’est-ce pas ? néanmoins très sympathique ce jeune homme, j’y reviendrais également) et enfin Daniel Schild à la batterie.


 
On dira sûrement ailleurs que le chanteur avait un look de gothique, maquillé comme une voiture volé et qu’il en faisait trop. Que nenni ! Vous ne verrez pas cela inscrit sur ma page ! C’est justement ce côté très théâtralisé, que je n’apprécie pas forcément dans d’autres prestations, qui m’a scotché. Je m’explique : Henning Basse a un style propre, il ne surjoue pas vraiment, il interprète, fait quelques gestes récurrents pour résumer une idée et nous la faire passer (surtout si on ne connait pas les paroles). Son style vestimentaire est également spécial sans l’être vraiment, une veste de brocard (style plutôt baroque à mon avis), une chemise noire et rouge par-dessous mais aussi le maquillage pour « sublimer » le personnage. Bref, on aime ou on déteste, pour ma part j’adore !



La deuxième partie n’était autre qu’Amberian Dawn, je n’avais jamais vu, jamais écouté plus que ça, et je m’en suis félicitée… J’ai plutôt supporté ce second groupe, le temps se faisait long et ils ont joué un paquet de morceaux… Allons droit au but, j’ai trouvé que le groupe était en démonstration ! Là encore, je m’explique. Les solos de guitares sont absolument niquels, rien à redire de ce côté, c’est très pro mais c’est justement ce côté très propre et pro qui casse le mythe. J’ai trouvé qu’aucune émotion n’en ressortait c’était un peu des solos « branle-couilles » pour parler vulgairement, pour montrer l’étendue du talent des mecs (Emil Pohjalainen et Kasperi Heikkinen). Ben oui, mais ça ne suffit pas.Un morceau m’a semblé très anarchique, sans continuité apparente. Et puis la chanteuse, Heidi Parviainen, était aussi en pleine démonstration, et je choquerais surement par les propos qui vont suivre mais c’est un mix de Tarja Turunen et Sharon Den Adel (bouh la vilaine elle s'acharne encore sur elle!) : la voix et les gestes un peu pompeux qui donnent un pathos un peu immonde, ou une semblance de féerie. Bof bof donc.  
Ce qui m’a fait doucement rire également, c’est le tour d’horizon de Kasperi, qui tentait de repérer une jolie fille… Et le bassiste, Tommi Kuri, est vraiment spécial, une allure un peu nonchalante mais loin d’une allure nonchalante et charmeuse. Il avait l’air ailleurs…




Dans le désordre et grâce à mon ami myspace ils ont joué River of Tuoni, Valkyries, He sleeps in a grove, Kokko-Eagle of Fire, Willow of Tear, Sons of Seven Star, Shallow Waters, du nouvel album The Clouds of Northland Thunder. Après je ne saurais dire s’ils en ont joué davantage ou non et surtout quels morceaux…
Pour les petits détails également, je n’ai pas aimé la guitare d’Emil, mais ça encore on s’en balance ; et puis on n’entendait pas le clavier, sauf pour le petit solo qui pour moi n’a pas servi à grand-chose, au début je me croyais même dans l’espace…




Ensuite est venu le temps d’Epica. Samadhi a ouvert les hostilités, en s’enchaînant avec le très excellent Resign to Surrender, raccourci malheureusement…Comme à l’accoutumée, Epica a joué Sensorium, le morceau culte en quelque sorte, bien sympa mais au bout du compte gonflant puisque répétitif. Quietus s’est ensuite ajouté à la set list, mais un Quietus version Mark Jansen (grunts) Unleashed a subit une intro personnalisée, sympathique…  puis le bonus track de Design your Universe il me semble, Incentive. Pour ce morceau, Mark a lâché sa guitare pour confier sa partie au guitariste d’Amberian Dawn, Kasperi, ainsi Mark a pu chanter et bouger librement sur scène. Mais, ce morceau a laissé place à un énorme pogo qui m’a presque entraîné, alors je n’ai pas pu profiter pleinement de ce morceau, et j’étais bien énervée. Puis sont venus Martyr of the free world, The Imperial March a fait son effet dans la salle, puis Seif Al Din laissant place à une danseuse orientale qui a entraîné Simone avec elle, une très bonne idée et très bon show !.Est venu se coller également Mother of Light, une grande première pour moi, je ne l’avais jamais entendu en live ! Bonne surprise donc, j’ai beaucoup apprécié.




Simone a également chanté Non, je ne regrette rien d’Edith Piaf (http://www.youtube.com/watch?v=nHiBRFdd26c), son français est relativement bon ^.^ puis Tides of Time, la balade de Design your Universe, et également l’un de mes morceaux préférés tout confondu. L’indémodable Cry for the Moon, très efficace, très culte également, un régal.
Ainsi que The Obsessive Devotion qui a laissé place à un second pogo, puis The phantom agony, version assez « disco » a fait son entrée, avec un petit galopin du staff qui est monté sur scène pour montrer ses fesses et danser, laissant Simone désemparée et plongée dans un fou rire.
Sont venus enfin les morceaux de rappel The « French » Crusade (The last crusade en fait) et Consign to Oblivion, le morceau subliminal et culte de Mark.





Passons au décorticage. Simone Simons était malade, et on sentait bien dans les tous premiers morceaux que celle-ci avait beaucoup de mal à se chauffer la voix. Resign to surrender a été écourté, il n’y a pas eu énormément de morceaux du nouvel album, ce qui est un peu décevant mais aussi répétitif. C’était très plaisant d’entendre le Quietus de Mark mais aussi Mother of Light ; également la petite surprise de Non, je ne regrette rien, de la danseuse orientale et de The Phantom Agony. Ce que je retiens globalement c’est un énorme amusement de la part du groupe avec tout ceci, il faut noter que le 7 novembre était la dernière date de la tournée européenne (la suite en Amérique du Sud puis aux USA avec Daath entre autres ^^) : lâchage complet exigé donc (notamment lorsque Simone a mis des lunettes de soleil Ray-Ban à Yves).
Le petit moins reste donc les anciens morceaux tels que Sensorium et Consign, qui restent du déjà-vu (tout comme l’intervention de Coen et le jeu de scène entre lui et Arien au début du morceau final).
Le moins aussi ne vient pas des groupes mais des vigiles de la salle qui tentaient de nous virer à coups de pieds, ce qui a fait déserter les membres d’Epica notamment. Une attitude qui au final n’est pas étonnante, mais si un jour on entend qu’un vigile s’est fait tabassé par un groupe de vingt metalleux on comprendra sans doute pourquoi sans avoir les détails de l’histoire.


Dans la salle ont errés Isaac, Coen et Mark, ainsi que les membres d’Amberian Dawn et Sons of Seasons. Une fois dehors, nous avons pu voir Arien, Coen, Yves, Simone passer furtivement, ainsi que Isaac et les membres de Sons of Seasons (sauf Palotai, on se demande bien où il pouvait être…) qui sont vraiment très sympathiques (le chanteur est resté quasiment de marbre par contre…)
Au final, un concert sympathique, qui aurait pu être excellent sans les parasites et les groupies.


Rock'n'roll
Rose


 


 
 

lundi 2 novembre 2009

Une journée à fond la caisse : Kells à Reims !

le Vendredi 23 octobre le groupe kells m'a fait l'immence plaisir de venir jouer à Reims et ce jour restera surment un de ceux ou j'ai le plus couru !

Et oui j'ai participé à l'organisation de ce concert, du coup j'ai eu quelque responsabilités ! je vous passe toutes les recherches de groupes, boissons et public !

Nous sommes le 23 octobre il est 11h je pars avec la petite voiture chercher toutes les boissons commandé pour la buvette, et je me demande encore comment cela a pu entrer dans ma voiture ! =)
A 13h30 direction chez moi pour aller chercher le petit frère qui va venir m'aider et hop on file sur le campus attendre le groupe !
une fois arrivé à la salle hop on décharge ma voiture ( enfin surtout les garçons du groupe et le petit frère parce que c'était un peu lourd tout ça ! ) et me revoila parti en compagnie de Pat ( guitariste de Kells ) pour aller chercher du materiel ( un enorme ampli bien lourd en faite ! ) au bout d'un heure hop on rentre et les balances peuvent enfin commencer ! avec presque 1h de retard ! Mon teléphone n'arrete pas de sonner j'avais un peu l'impression d'être un ministre !!
la mission suivante a consité à poser des petites flèches fluo pour indiquer l'emplacement de la salle aidé du petit frère, seb ! puis on a installé la buvette et la billeterie ! manque de bol pas le temps de souffler un peu me revoila partie avec Virginie ( chanteuse de Kells ) et caroline ( Assistante de tout pour Kells ^^ ) pour faire des courses pour manger quand même !
une fois rentré avec 5 kg de pizza un peu de repos en écoutant l'enregistrement par Arteos de l'accoustique de Kells.



il est 19h30 : tout le monde est là, maman à la buvette avec un ami, et mon chéri à la billeterie ( le petit frère vadrouille partout lui ). les gens arrivent ! bien peu malheureusement ! encore heureux que nos amis les kells crusaders ( fan club de Kells ) arrive en masse !

Il est 20h40 quand le show commence : Néréide entre en piste et entame un set de 40 min. Le groupe nous vient de Reims et fait son troisième concert avec sa nouvelle chanteuse Maude. Malgré un manque évidant de jeu scénique le petit groupe ne s'en sors pas mal. Leur set mélangera anciennes et nouvelles chansons.




Après une petite pause, c'est le groupe N'cest qui entre en piste. C'est pour moi une grosse découverte comme pour les gens de la salle ! La musique envoie un max et musiciens et chanteuses sont à fond dans leur truc ! Le mélange est détonnant ! J'adore ! Le show de 40 min a conquit l'assemblée ! J'ai hate de les revoir en live !

 





Il est a peu pres 22h30 quand Kells entre en piste ! le quatuor composé de Virginie au chant, Jano à la batterie, Pat à la guitare et Lo à la basse nous est venu de Lyon pour voir son public rémois ! Comme toujours Virginie est superbe portant une superbe robe réalisé par L'Atelier sylphe corset et arborant des lèvre rouge comme blanche neige ( malheureusement le rouge à lèvre ne tiendra que 2 chansons ). Le groupe enchaine une set list assez longue comportant des titres de l'ancien album tel que gaia, à l'aube ou l'ombre et des titres du second album tel la sphère, lueur, délivre moi ou sans teint ( l'hymne du fan club ). La performance du groupe est pleine d'énergie et de passion !
Malheureusement je n'ai pas de photos live de kells mais vous en trouverez dans le lien ci dessous, par contre voici des photos du shooting avec Virginie !


 

Après le concert il a fallu ranger !! ^^ de retour à la maison à presque 3h du mat mais ravi d'avoir pu les revoir en live !!!



kells :

Photos Arteos :

A bientot !
Stay Rock !!!!!

Lou *




Entrons dans un univers parallèle avec La Fille d'Octobre

Chapitre I : L'album . . . 




La fille d’octobre un nom surprenant pour un univers tout aussi surprenant. Ce trio nous emmène au cœur d’une histoire d’amour tragique sur les pas d’une femme qui évolue tout le long de l’album Hurle vent.
Cet album ou devrais-je dire cette histoire est composé de 18 titres alternant morceaux mélodiques et chansons.
Notre voyage commence au mois de novembre avec une mélodie douce et plutôt enjouée, mais la musique suivante sous les nénuphars est plus grave l’atmosphère s’alourdie déjà, peut être que je me trompe sur l’interprétation de ces poèmes musicaux mais on sent dans cette musique l’abandon, tout comme dans le morceau suivant le crâne corbeau. Nouvel intermède musical nous sommes en décembre notre héroïne avance dans le temps et la musique se fait plus grave, les violons sont moins joyeux. Le morceau suivant nous plonge au cœur de la tragédie Trop d’amour tue me semble chargé de douleur comme si une femme criait son désespoir et son envie d’en finir avec une vie qui l’a privée de l’homme qu’elle aimait. Vient ensuite le départ dans Sur ma Lune. Nous sommes en Janvier, petite mélodie mystérieuse qui débouche sur Peau d’âne est de retour peut être dans cette balade l’envie de le retrouver, de revoir celui qu’elle aime comme dans 7 Lieues. Musique entrainante, la voix de la chanteuse Malaurie est douce et nous raconte là une jolie histoire, l’héroïne parcourant le monde pour retrouver celui qu’elle aime. Son voyage durera jusqu’en février tout aussi enjoué très belle envolé qui pourrait parfaitement décrire le mois qui s’écoule et le voyage de notre jeune femme. Elle se transforme alors en Madame Casanova pour le récupérer et être sur qu’il lui revienne. Elle nous montre ici qu’elle est prête à tout pour retrouver son amour perdu ! Nous arrivons en mars et un peu torrent se fait entendre comme si dans Fugue au clocher , elle se promener pour oublier, même si la musique de ce morceau est loin d’être lourde, les paroles n’en sont pas pour autant joyeuses, on s’en de la tristesse, c’est peut être une transition, le mélange des sentiments. L’Orage est un réel changement, fini les musiques enjouées, celle la est lourde, on s’en une atmosphère pesante et très intimiste, il s’agit je pense de la prise de conscience de notre héroïne qui comprend que c’est fini, qu’il est parti. Les parties musicales sont étouffantes.




La suite nous montre alors la fin tragique. Tout doit brûler est en duo avec Alain Szukies (chanteur de Nova). Lui et Malaurie joue alors les rôles de l’histoire raconté depuis le début de l’album. Cette chanson transpire la passion et la tragédie ! C’est surement celle que j’aime le plus, j’ai eu la chance de la voir en live chanté uniquement par Malaurie et j’ai cru que j’allais pleurer ! Oui je suis sensible aux belles choses ! Le morceau suivant est un très bel hommage au poète Victor Hugo, j’avoue que cette chanson me laisse perplexe, je n’arrive pas a la cerner, peut-être un appelle à la mort, montrer que le personnage est revenu à la paix et n’a plus qu’une envie c’est de partir, ce qui pourrait paraitre logique et s’enchainer avec le morceau d’âpres : Rien ne dure. On est la sur la cloture de l’album, la fin de notre héroïne. La musique n’est si triste on peut penser qu’elle a retrouvé une certaine paix, mais si l’on regarde les paroles elles nous expliquent que tout est éphémère.

En conclusion je dirais que l’album de la fille d’octobre est un film sans image ! c’est une tragédie comté par la superbe voix de Malaurie qui nous transporte dans un univers parallèle.
Si vous ne connaissez pas ce groupe je vous le conseil vivement !

Chapitre II : Le Groupe . . . 




Dites nous quand et comment la fille d’octobre a vu le jour ?
 En 2006. Une rencontre entre nous 3 par une  suite d'étranges hasards qui nécessiteraient des pages entières d'explication ! En tout cas nous nous sommes retrouvés un jour en studio avec quelques textes et les deux premières musiques composées par Christophe Houssin : Rien ne Dure et Sous les Nénuphars. On se connaissait à peine et nous nous demandions chacun intérieurement ce qui nous avait conduits comme cela à se retrouver dans le même studio, aussi vite et sans que rien d'évident ne nous unisse de par nos vies, nos relations, nos parcours. En réalité nous avons vite compris ce qui au fond nous avait réunis : c'est un imaginaire commun mais aussi des lacunes, des vides ou des incompétences qui étaient comblés par l'un ou l'autre. Nous étions à trois un puzzle assemblé.

Le nom du groupe est assez original d’où vient-il ?
 Nous cherchions un nom qui nous englobe tous les trois en tant que groupe, tout en désignant Malaurie comme figure de proue de notre petit navire. Nous voulions quelque chose d'assez énigmatique également, qui traverse les modes des noms de scènes, très américanisés ou réduits à de simples prénoms depuis quelques années en France. Il se trouve que Malaurie est née en octobre et que cet album allait sortir en octobre 2007. Nous serions donc La Fille d'Octobre.

Comment définiriez-vous le style de musique de la fille d’octobre ?

 Orchestral, lyrique, rock parfois. C'est de la chanson française mais qui intègre beaucoup d'influences. Le style nous importe peu il faut l'avouer et il nous est très difficile de résumer notre musique en une seule phrase. Au bout du compte, maintenant que l'album date d'il y a plus de 2 ans, il nous semble que son caractère cinématographique est la chose qui ressort le plus fortement. C'est la bande originale d'un film... à ce détail près que ce film n'existe pas.

L’album hurle vent est très atypique, l’enchainement des chansons nous raconte une histoire, pourquoi avoir fait ce choix ?
Nous voulions que l'on puisse écouter cet album dans le noir comme on regarde un film, comme on plonge dans un long poème à la lueur d'une bougie. Nous voulions tisser un fil continu, très intime. Les titres enchaînés sont comme les différentes phases mentales traversées par cette héroïne qui se meurt d'amour littéralement. Dans cet espace-temps très ténu de l'agonie, cette fille traverse toutes les émotions d'une vie : l'abandon, la violence du manque d'amour, la rage, la vengeance, l'envie d'apaisement... pour se clore sur cette spiritualité retrouvée, ce calme après la tempête qui permettront à son âme de s'envoler. Il nous importait plus de faire comme une sorte de longue suite musicale, un morceau de bravoure, plutôt qu'une simple succession de chansons plus ou moins inspirées. Nous avions envie dans une époque où tout est très morcelé, à commencer par la façon presque absurde d'écouter un artiste en piochant seulement quelques titres sur le net ou en écoute mélangée sur un ipod, de recréer l'envie de prendre le temps de plonger dans un univers. On espère en tout cas que lorsqu'on met Hurle-Vent sur sa platine, on l'écoute jusqu'au bout.




L’histoire en question est plutôt triste, et l’atmosphère est lourde pourquoi ce choix ?

 Le sujet l'imposait : parler d'amour, de mort et de renaissance laisse peu de place pour la gaudriole ! Ce qui est plus drôle en revanche est que cet album s'est fait dans une détente absolue, avec beaucoup de fous rires et d'auto dérision. Il arrive souvent qu'au bout de plusieurs heures de studio ou de répétitions pour la scène certains morceaux soient transformés en remix flamenco  ! "Rien ne Dure" par exemple est un excellent support pour chanteuse jazzy des bas quartiers ... et nous avions trouvé un soir, la fatigue et l'alcool aidant, un nouveau refrain et un diminutif très appropriés à notre "Madame Casanova" !

Est-ce vous qui avez crée toutes les mélodies de l’album et écrit les textes qui sont si poétiques ?

 Ah oui, impossible d'envisager les choses autrement ! Faire un album demande beaucoup de temps, d'énergie, de travail, de passion, c'est un véritable sacerdoce ! Quitte à traverser tous ces torrents, autant donc le faire par nos propres moyens, sinon cela nous semblerait ne pas avoir beaucoup de sens... On ne fait pas de la musique pour faire de la musique, on fait de la musique pour dire des choses, exprimer un sentiments, développer un imaginaire, partager une certaine vision des choses avec le publique ... C'est un lien très intime, presque précieux que nous voulons tisser avec les gens. Nous voulons parler d'individu à individu sans s'encombrer du filtre d'autres auteurs ou compositeurs. Le jour où l'un de nous trois n'aura plus rien à dire, ce sera fini ! Il y a néanmoins un titre sur l'album qui n'est pas complètement de nous : Le Passage des Saisons. Il est inspiré d'un passage d'Au Bord de l'Infini de Victor Hugo. Les connaisseurs pourront d'ailleurs deviner 3 lignes quasiment littérales du long poème d'Hugo. Disons qu' Hugo est l'est des rares auteurs avec qui nous accepterions de travailler à l'occasion !

D’où vient votre héroïne ? Est ce inspiré d’histoires vécues ?
 D' histoires vécues, certainement pas, heureusement ! Nous serions sinon totalement prêts à rentrer à l'asile ! Non, c'est un mélange d'émotions assez simples et universelles finalement dans lequel nous avons puisé cette inspiration : comment résister au manque d'amour, à la fin d'un amour ? Quelle chose peut-on invoquer lorsqu'on a tout perdu? Où se niche la force intérieure qui peut nous sauver de la pire des souffrances, de l'abandon total ? Et quelle spiritualité peut-on trouver dans un monde où tout nous semble indiquer que Dieu est mort ? Beaucoup d'héroïnes de la littérature romantique nous ont inspiré pour cela : Tess d'Urberville, Jane Eyre, les personnages de Mervyn Peake, et toutes les Peau d'Ane, petite filles aux allumettes et autre malheureuses héroïnes des contes ! La réalité est  que la réalité, le vécu entendu dans son sens le plus bassement quotidien, ne nous intéressent pas beaucoup... A quoi bon disserter sur ces "petites choses que nous connaissons tous" ? Il y a Bénabar pour cela, et à peu près la moitié des auteurs français qui creusent inlassablement le sillon, parfois avec talent d'ailleurs. Mais il nous semble que l'art, dans son exigence, sa noblesse pour ainsi dire, demande d'aller chercher un peu plus en marge, un peu plus haut ou un peu plus bas que la ligne d'horizon sur laquelle nous vivons car la vérité, la justesse profonde de l'âme humaine, n'est pas cachée dans un pot de yahourt...

Dans quel morceau vous reconnaissez vous le plus ?

Chacun à sa petite perle noire dans cet album... et souvent notre contentement varie en fonction des périodes ! "Fugue au Clocher" pour son lyrisme... "Le Passage des Saisons" pour sa profondeur retenue... "Rien ne dure" pour sa pureté... bon, en fait on pourrait toutes les citer, ce qui n'a rien d'étonnant d'ailleurs puisque chaque chanson de cet album a été mûrement imaginée, ciselée, interprétée. On ne jetterait rien !

Le titre Tout doit brûler est en duo avec Alain Szukics (Nova) comment est née cette collaboration ?
Alain et Malaurie se connaissent depuis des années. Nous avions écrit cette chanson pour être interprétée en solo mais la maison de disque n'était pas très convaincue de son intérêt alors que nous l'aimions beaucoup... Un jour en studio Christophe a eu la miraculeuse idée de la transformer en duo. Nous n'avions quasiment rien à bouger dans le texte et la mélodie restait la même mais tout à coup ce nouvel angle a révélé la chanson : elle était effectivement faite pour être interprétée comme cela. Tout le sens, le déchirement du titre, prenait une ampleur toute autre dans cette formule. D'ailleurs à l'origine le texte était inspiré d'un fait divers terrible (tiens, finalement on s'inspire aussi d'histoires vécues !) : dans les années 70 une femme aux Etats unis s'était immolée avec son amant dans une caravane car celui-ci ne l'aimait plus et voulait la quitter. Elle a fait couler de l'essence sur le corps de cet homme une nuit durant son sommeil ... elle a gratté une allumette et s'est jetée dans ses bras. "Tu seras l'incendiée/ Je serai L'assassine"... En redonnant la voix aux deux tristes protagonistes de cette histoire, on avait tout à coup une vraie force qui surgissait... Malaurie et Alain ont repris tout naturellement à leur compte ce que l'on pourrait appeler des rôles.

Avez-vous un nouveau projet musical ?
Oui, et nous sommes en plein dedans ! Un nouvel album intitulé "Babylone Zéro"... Nous sommes en train d'enregistrer les 4 premiers titres et le reste va suivre très vite. Ce sera un autre voyage mais beaucoup plus lumineux, aérien et solaire. Il ne sera pas question de mort une seule seconde ! Nous resterons dans ce style lyrique , fantastique et poétique... mais avec de sérieux changements de cap tout de même : Une touche d'orientalisme, beaucoup de percussions et de cordes... des sons très naturels.  La première chanson ouvre l'album sur les bords du Nil... la dernière le clôt sur les jardins suspendus de Babylone. Il est question d'une montgolfière, d'une hordes d'animaux, d'un Oiseau-Cloche, des steppes russes... Bref, beaucoup de surprises au rendez-vous, et un univers qui sera tout sauf balisé.
Nous avons mûrement pensé le titre qui ouvrira l'album :" A l'Impossible on est Tenu" ... tout un programme !

 


Je remercie la fille d'octobre pour tout et leur souhaite bonne continuation !


myspace : http://www.myspace.com/lafilledoctobre
forum : http://lafilledoctobre.forumpro.fr/index.htm
site : http://lafilledoctobre.free.fr/index_content.html

Lou *

mercredi 21 octobre 2009

Design your Universe !


Enfin ! Design your universe (quatrième album du groupe néerlandais sans compter The Score ou encore The Classical Conspiracy) est dans les bacs depuis le 16 octobre (il me semble le 19 en France).
Après écoute, autant dire que l'album est indéniablement plus death que jamais ! En même temps, avec deux membres de God Dethroned (Ariën van Weesenbeek et Isaac Delahaye) je pense que c'est un peu normal.
Que dire de cet album à part cela ? Et bien à mon goût on entend peu la demoiselle Simons.
Samadhi n'est pas l'introduction d'album que je préfère depuis les débuts d'Epica. Mais Resign to Surrender s'enchaine à merveille avec. Dès l'intro et Resign, les choeurs semblent avoir une place prégnante dans l'album, et ceci se vérifiera dans les morceaux ultérieurs. Mark attaque des growls puissants dans ce morceau qui pour le coup ne laissent pas indifférents.
L'innovation réside aussi dans les solos, présents dès Resign to Surrender et dans à peu près tous les morceaux il faut dire : merci Isaac. Et oui, si on réécoute les précédents albums, pas l'ombre d'un solo. Il y en a des pas mal mais certains sont dispensables à mon goût, notamment dans Martyr of the free world.
Unleashed est un peu à l'image de Never Enough, pour moi en tout cas. Premier clip de Design your Universe tout comme Never Enough de The Divine Conspiracy.
Dès les premiers teasers d'Epica mis en ligne, on pouvait entendre une bribe de refrain d'Unleashed, et je ne sais pas pour vous, mais ce refrain me restait dans la tête ! Bon, le clip d'Unleashed reste à désirer, comme tous les autres clips d'Epica (du moment que la musique est remarquable...) Quel bonheur d'entendre Simone Simons chanter ainsi dans la dernière minute, un délice.
Martyr of the free world avait été mis à disposition quelques temps avant la sortie officielle de l'album mais en sample. Le riff est efficace et très énergique, des sonorités inhabituelles qui se marient avec la manière de chanter de Simone, une réussite. Des grunts plus puissants, dans cet album on note la très grande présence de Mark Jansen au chant (mais également celle d'Ariën)
Our Destiny est un morceau qui pour moi sort un peu du lot avant même Kingdom of Heaven, on entend la basse (rires) ce qui n'est pas négligeable ! Non plus sérieusement, plus j'ai écouté ce morceau et plus je l'ai apprécié, surtout la fin (pas parce qu'il se finit attention !)
Kingdom of heaven est très difficile à appréhender car il se compose de 5 parties différentes à l'intérieur du morceau. Un morceau épique et audacieux (13minutes de plaisir et de diversité), une voix death à couper le souffle, des interventions narratives, des choeurs extrêmement "disciplinés".
L'interlude The Price of Freedom n'a pas présenté un grand intérêt pour moi à la première écoute, mais il est utile dans l'enchainement avec Burn to a Cinder. De plus, la bande son derrière est nouvelle dans le giron d'Epica. Burn to a Cinder est réussi, apparemment une inspiration d'Entretien avec un Vampire (d'après une interview de Simone Simons) et la double-pédale a un effet immédiat dans ce morceau, et le solo ici d'Isaac est une réelle surprise, et une bonne surprise !
Arrive enfin Tides of Time, la balade de l'album, et je dois dire que le morceau est vraiment magnifique, certainement mon préféré de l'album (laissons la part fleur bleue sortir de temps à autre) Simone y est absolument majestueuse, une montée en puissance tout en retenue dans le refrain. Ce morceau fait du bien aux oreilles, pas de grunts, pas trop d'effervescence, une mélodie épurée mais pas simpliste, une voix magnifique pendant cinq minutes, mais aussi un très bon solo ...
Deconstruct laisse place à un échange entre Mark et Simone plutôt efficace. Je ne saurais décrire au mieux ce morceau, il faudrait tout simplement l'écouter. La présence des choeurs est très importante dans ce morceau (tout comme dans Design your Universe, morceau éponyme de l'album).
Semblance of Liberty arrive de manière brutale, c'est un riff très entraînant auquel nous avons affaire!
Le savant mélange entre batterie et gros riffs est un pur délice, en plus du chant death-growlé de Mark, le morceau ne souffre pas trop de la présence de Simone qui se fait beaucoup plus discrète. Une rupture s'opère dans le rythme dans les environs de trois minutes avec des choeurs qui s'incrustent peu à peu en même temps que le chant de Mark. Un autre morceau qui fait balancer mon coeur (rires)
L'excellente surprise c'est aussi White Waters, un morceau beaucoup plus atmosphérique avec qui Simone chante en duo avec Tony Kakko, le chanteur de Sonata Arctica. Tony Kakko qui chante beaucoup plus grave qu'habituellement, et ça fait du bien de l'entendre sur cet album (ça change de Roy Khan...Bon en même temps, ce gars a une voix terrible !)
Design your Universe débute calmement puis se disloque violemment (ils aiment les ruptures...) Sa force réside surtout dans son refrain et surtout grâce au choeur qui accompagne Simone, chantant de manière ultra saccadée, après un chant death de Mark. Ce morceau éponyme illustre bien l'album d'Epica.
Et pour ceux qui ont la chance de posséder le digipack (comme moi) ont en prime un morceau bonus : Incentive ! En allant droit au but, je n'aime pas vraiment ce morceau, il est facultatif... Il sonne très death mélodique, ce qui n'est pas un problème en soi. Le problème pour moi c'est le refrain qui ne s'enchaîne pas naturellement avec le reste, ainsi que les choeurs. De plus, le solo de plus de quinze secondes n'apporte rien de plus au morceau... Bref, pas fan.




Avec un changement de line-up, Ad Sluijter quitte le groupe (mais compose encore pour Epica et fait acte de présence au Metal Female Voices Fest) pour laisser la place à Isaac Delahaye, j'avais assez peur qu'Epica ne fasse plus du Epica, mais après écoute, il en découle que cet album est pour moi le plus accompli du groupe.
Chœur et orchestre, du renouveau avec des solos, des sonorités plus death que jamais.
A noter également le superbe artwork d'Heilemann (mais l'album en soi n'était plus un mystère après une complète reconfiguration du décor du site officiel ainsi que du myspace)
Si vous n'avez pas encore votre copie de Design your Universe, remédiez-y très vite ;)



Rock'n'roll

Rose.

mercredi 14 octobre 2009

Premier Clip pour Markize


Photo Angéline Bésigot - Makeup Nathalie - Tenue Corset Atelier Sylphe 


Le groupe Markize est un groupe de métal symphonique français crée en 2003 et composé de quatre membres : Alina au chant, Franck à la basse, David à la batterie et Nicolas à la guitare
En 2007 le groupe sort son premier album nommé "Transparence". Cette année le groupe a choisi de faire une tournée dans tout le pays qui continue toujours, vous pourrez voir prochainement le groupe à Rennes le 30 octobre, à Poitiers le 12 novembre ou encore à Reims le 20 novembre ( toutes les dates sur leur myspace ).

pour ajouter à son Cv le groupe vient de sortir son clip sur le titre "mon ange" :





Myspace : http://www.myspace.com/markize
forum : http://markize-forum.frenchboard.com/forum.htm
site : http://markize.com/

à bientôt

Lou *

lundi 12 octobre 2009

L'épopée Strasbourgeoise : Delain à la Laiterie le 7 octobre 2009





J’avoue ne pas avoir fait attention à l’heure où tout a commencé.
La première partie était un groupe français, Whyzdom, du metal symphonique. Le premier morceau a eu du mal à passer, aucune idée du titre d’ailleurs mais à l’écoute de certaines paroles, laissant franchement à désirer, je me suis dit qu’il valait mieux laisser la set list de côté.
Dans l’ensemble Whyzdom c’est sûrement bien pour beaucoup de personnes. Pour moi, franchement pas. On a eu droit à une chanteuse stéréotypée dans le metal gothique bizarre, habillée d’une jupe longue et noire à la goth-goth, un serre-taille blanc pour faire un contraste noir et blanc donc. Bref, déjà là c’était mal parti…
Les critiques que je vais émettre pourront révolter certains mais, elle a chanté un demi ton au dessus par rapport au clavier derrière, elle nous a fait une démonstration plutôt qu’autre chose. Oui , elle a de la voix, encore faut-il la mettre à profit ! Scéniquement, la chanteuse sur-joue clairement et ça nous donne en plus un bon patchwork de toutes les chanteuses de metal symphonique qu’elle doit écouter, et cela passe forcément par Within Temptation (le jeu des mains qu’on tourne dans tous les sens surtout), mais aussi la chanteuse de Delain elle-même…Bref ça m’a laissé de marbre tout cela !
En ce qui concerne le guitariste, j’ai pu percevoir des mauvais grunts passés par la gorge plutôt que par le diaphragme …
L’allocution du claviste du groupe qui a parlé en alsacien (ndlr : il est strasbourgeois) était sympa même si j’avoue volontiers n’avoir rien compris du tout !
La prestation de Whyzdom m’a semblé bien longue, avec un morceau vers la fin un peu brouillon mélangeant des sonorités arabisantes avec une lourde rythmique ; de plus, la chanteuse qui se traîne par terre pendant quelques minutes (encore une démonstration : regardez ! je chante aussi bien allongée !) c’était encore très limite. On peut très bien se mettre dans une chanson, l’interprétation c’est ça aussi, mais franchement la mutiler avec une mise en scène pathétique on peut s’en passer.
Whyzdom se finit enfin, petite entracte avant de voir enfin DELAIN.
Une intro réussit avec des projections de tâches d’encre qui se mélangent à autre chose, comme le design de l’album April Rain. Le morceau d’intro n’était autre que Invidia, un de mes morceaux préférés d’April Rain : énorme donc !
Pour la set list exacte, il faudra aller voir ailleurs. Globalement ils ont joué Invidia, Sever, Frozen, The Gathering, Nothing Left, Stay Forever, Virtue and Vice mais aussi Pristine, Shattered et en rappel Silhouette of a dancer, qui est très certainement le morceau de Delain que je préfère !
Si on fait les comptes, seulement quatre morceaux du dernier album, c’est très peu ! C’est ce qui est surement un peu décevant, même pas d’April Rain, morceau éponyme de l’album.
Mais enfin, c’était mon premier concert de Delain, alors je ne suis pas sortie déçue au contraire, j’étais assez contente de pouvoir entendre des morceaux de Lucidity ! Enorme surprise quant au rappel, je m’attendais à April Rain, au final Silhouette of a dancer, avec la silhouette de Charlotte Wessels sur les projections était tout simplement sublime. La tenue de Charlotte l’était tout autant, une jolie robe.
En ce jour, nous avons également pu chanter pour le batteur qui fêtait son anniversaire.
A souligner aussi le fait que Charlotte Wessels avait un petit problème de santé, des concerts ont été annulés dans certaines villes, elle ne pouvait pas chanter (elle a d’ailleurs été remplacée par la chanteuse de Whyzdom à Barcelone, les pauvres espagnols …) Malgré cela, sa prestation n’en était pas moins remarquable ! Bravo !
En bref, un live énorme ! 


Rock'n'roll


Rose.

dimanche 4 octobre 2009

Diablo Swing Orchestra


Que dire de Diablo Swing Orchestra




Que c’est un groupe tout droit sorti de Suède, qu’il fut formé en 2003, et qu’il étonna tout le monde. Diablo Swing Orchestra c’est un groupe hybride comme je les aime.
L’orchestre tirerait ses origines du XVIè siècle, de descendants directs des membres du groupe qui auraient défiés l’Eglise en jouant dans un orchestre considéré comme étant un groupe d’hérétiques.
Autant dire que l’histoire tombe à pic, un orchestre du diable monté par des membres ayant tous une histoire commune… (bah voyons…) Cette histoire étaye aussi le fait que le groupe s’ancre dans un réel passé, dans l’histoire elle-même et peut proclamer ses origines suédoises ; des origines originales si j’ose dire …
Précisons que nous ne pouvons nous rendre compte de l’impact du metal en Scandinavie, ce genre est là-bas très courant. Etre original, c’est donc se démarquer, ceci explique donc peut-être cela.
Les membres de DSO  n’ont pas eu peur de faire un patchwork de toutes leurs influences. Leur univers n’en que plus attirant !
Effectivement, dès Borderline Hymns en 2003, Diablo Swing Orchestra nous met en face d’un metal qui prend les bases d’une esthétique très jazzy mais aussi très emprunt d’opéra.
On retrouve Johannes Bergion au violoncelle, Andy Johansson à la basse, Daniel Håkansson au chant et à la guitare, Pontus Mantefors à la guitare mais qui se cantonne aussi à d’autres instruments et aux effets spéciaux, Andreas Halvardsson à la batterie et enfin Annlouice Wolgers pour le chant (lyrique).
J’ai décidé de parler de Diablo Swing Orchestra car le troisième opus est sorti ce 21 septembre 2009, Sing Along Songs for the Damned and Delirious. Auparavant, le groupe avait sorti Borderline Hymns donc, en 2003 ainsi que le très excellent The Butcher’s Ballroom en 2006 (sorti dans nos contrées en 2007).
Les thèmes de DSO sont nombreux et disparates. On retrouve sans cesse des éléments burlesques, des sonorités propres à certains pays. Ecouter DSO c’est écouter une histoire, c’est vraiment là l’essence opéra que DSO a voulu donner je pense : un opéra se regarde également par l’écoute, c’est ce qui en fait sa force.
Les morceaux s’enchainent avec témérité, ils combinent passages très jazzy et swing avec des moments plus lents, plus langoureux parfois oui oui, et peuvent tantôt reprendre par la violence.
Le mieux, serait d’écouter DSO car les mots laissent place à une vision un peu décousue.
Il faut aussi dire que le groupe ne s’élance pas que dans la langue de Shakespeare mais également en latin, italien, russe, tout y passe...

Tentons de décortiquer les différents opus proposés par DSO :

Il y a tout d’abord ce Borderline Hymns qui comporte quatre morceaux : Porcelain Judas, D’Angelo, Velvet Embracer ainsi que Pink Noise Waltz. Les plus futés et connaisseurs réaliseront que ces morceaux d’EP se trouvent également sur le Butcher’s Ballroom de 2006, repris et modifiés, embellis ? Quoiqu’il en soit, les morceaux de Borderline Hymns s’intègrent parfaitement dans l’univers décalé de DSO. A la première écoute, l’ouverture de l’EP se faisant par Porcelain Judas, on peut se dire que l’ensemble reste un peu brouillon dans la composition, le morceau commence à partir dans tous les sens, la voix lyrique ne correspond pas forcément au genre exploité par DSO que les amateurs de metal symphonique adulent dans d’autres groupes tels que Nightwish, Epica, etc.
Le point de comparaison est un peu dur, mais je ferai quand même une analogie, c’est plus fort que moi. A l’écoute de Diablo Swing Orchestra, la mélodie tellement spéciale m’a fait penser à un groupe d’eroguro kei, Merry, qui exploite également des sonorités très jazz, blues, le tout incorporé dans du rock-metal (sauf que le chant lyrique passe totalement à côté pour les copains nippons…)
D’Angelo se veut plus doux, un intermède nécessaire entre deux morceaux énergiques. Notons également que D’Angelo est entièrement interprété par Annlouice et en italien !
Puis arrive Velvet Embracer, guitares puissantes et violoncelle accompagnant le tout. Un morceau assez intéressant dans lequel le violoncelle se démarque lentement. La voix d’Annlouice y est majestueuse. Le morceau gagne en douceur à presque deux minutes, grâce au violoncelle qui calme le jeu mais aussi à la guitare sèche, puis reprend encore le riff des guitares, très entraînant. La composition vocale prend une allure très « Fantôme de l’Opéra », alors que D’Angelo proposait également une vision d’opéra italien traditionnel.
Enfin Pink Noise Waltz démarre par des battements de cœur, puis par un violoncelle agressif. Le contraste entre le piano et la basse est intéressant dans ce morceau. Le piano qui donne une touche de légèreté alors que la basse donne un ton plus grave au morceau. On oscille donc entre deux extrêmes, tout au long de valse bruyante, qui prend même des allures « swingantes » en approchant les quatre minutes, juste avant que les guitares ne se fassent plus violentes.
L’EP de DSO ne peut qu’engendrer une homogénéité dans l’enchainement des morceaux.
L’univers musical de DSO est intéressant, Pink Noise Waltz clôture l’EP avec des postillons de phonographe. Ceci nous termine le voyage dans le temps que nous propose le groupe.

Les prémices de The Butcher’s Ballroom (2006) se font grâce à Ballrog Boogie, un morceau efficace inévitablement à l’image du Boogie. Le morceau tire sur le burlesque, lorsque la voix d’Annlouice semble briser du verre lorsque celle-ci monte extrêmement haut dans les aigus. On peut se croire dans un film des années 30, où la musique laisse place à une danse endiablée. La finalité du morceau laisse place à des rires sournois de diablotins. On perçoit donc le credo du groupe, l’espièglerie, les diableries que la musique pouvait susciter. Clairement, les morceaux de DSO s’intègrent au passé, à savoir leurs hypothétiques origines du XVIè siècle.
Heroines laisse la place à un morceau moins endiablé dans la mélodie mais n’effaçant pas toute trace de swing,et la voix.... Une voix je me répète unique et majestueuse, qui chuchote presque par moment puis implose, un violoncelle efficace, prégnant dans ce morceau et qui en donne toute sa structure. Un morceau sublime…
Poetic Pitbull Revolutions s’ouvre par des criquets dans la nuit, par des rythmes de mariachi mexicains, le voyage se poursuit au pays des rythmes et danses endiablées ! La voix de Daniel apporte une certaine retenue au morceau mais aussi une voix torturée qui contraste avec la voix théâtrale d’Annlouice.
Ragdoll Physics, s’ouvre par des sonorités plus psychédéliques, un morceau burlesque ? Et bien on constate que le morceau n’est pas si joyeux que cela (« And everything that will doom us all… » signifiant littéralement « et tout ce qui nous condamnera ») voire tragique. Les parties de Daniel se font plus douces, la batterie donne de la gravité au morceau.
Puis reviennent D’Angelo et Velvet Embracer. Ainsi qu’un intermède encore étrange, Gunpowder Chant, entièrement au didgeridoo, à la cithare et à la guitare.
Infralove continue ce voyage étrange par une introduction électronique, vraiment très très spécial s’agissant d’un orchestre…
Wedding march for a bullet annonce des guitares biens énergiques, Qualms of Conscience, un intermède au piano, scinde encore l’ambiance de l’album en lui donnant une atmosphère encore différente.
Zodiac Virtues s’inclut dans une ambiance franchement étrange, des guitares « metal », un chant suraigu pour Daniel, du piano, du violoncelle, une ambiance planante, presque Burtonienne.
Puis reviennent Porcelain Judas et Pink Noise Waltz ; achevant ainsi le deuxième album de Diablo Swing Orchestra.
Si vous avez donc suivi, DSO imprime sa marque de fabrique dans l’originalité, avec des morceaux alliant shuffles, ternaires, intermèdes engendrant la rupture.
En somme un excellent album …


Depuis le 21 septembre 2009 est disponible le troisième opus de DSO qui s’intitule Sing Along Songs for the Damned and the Delirious. Il s’inscrit sans aucun doute dans la continuité de The Butcher’s Ballroom.
A tap dancer’s dilemma ouvre l’album, avec un début très année 1930, rythme endiablé as usual, et qui imprime la marque du sextuor. A rancid romance n’est pas sans nous rappeler Poetic Pitbull Revolutions , des sonorités hispaniques, avec une voix masculine très assourdissante, un riff efficace, un violoncelle et un piano structurant le reste. A rancid romance se termine plus en douceur, avec comme romance un peu d’accordéon et de violoncelle.
Lucy fears the morning star débute de manière plutôt militaire dans le rythme, qui se saccade de plus en plus au fur et à mesure du morceau. Difficile de ne pas évoquer les « sonorités latinos » de fin de morceau…
Bedlam sticks fait sans aucun doute référence à l’hôpital psychiatrique fondé à Londres en 1400. Le morceau est clairement inspiré de l’univers horrifique (à l’origine de l’horror metal d’ailleurs), avec des voix théâtralisées, mises en scène, un rythme effréné et saccadé.
Viennent New World Widows ,Siberian Love affairs un intermède qui s’ajuste avec Vodka Inferno, plus ou moins burlesque dans les sonorities, très tournée des bars. J’adore le son des grattes dans ce morceau, la rythmique est très sympa.
Memoirs of a Roadkill est sans doute mon morceau préféré avec Stratosphere Serenade. Memoirs of a Roadkill a une ambiance vraiment particulière, le refrain pourrait presque être digne d’une comédie musicale, assez doux (si l’on ne comprend pas l’anglais, « roadkill » je vous laisse deviner…)
Ricerca Dell’anima n’est pas le morceau que je préfère, je ne mets pas en cause la clarinette… Moi qui aime en temps normal la voix très théâtrale d’Annlouice, ici je ne l’apprécie pas autant que dans les autres morceaux, le refrain ne m’emporte pas non plus très loin. C’est dommage.
Vient enfin le très excellent Stratosphere Serenade qui cloture ce troisième opus de Diablo Swing Orchestra. Un violoncelle puissant, une mélodie puissante et même vivante. Et puis vient enfin le chant masculin de Daniel, presque gémissant, plaintif (je ne vous ferais pas part dans un long développement l’analogie entre la voix de Daniel lorsqu’il chante dans les premières minutes avec celle de Gara de Merry). Quoiqu’il en soit, la musique est magnifique, le chant s’accorde très bien avec le reste. Rien à dire, Stratosphere Serenade est l’un des titres clé de l’album.


Site officiel : http://www.diabloswing.com/
 



Alors écoutez ces albums, achetez-les, vous ne le regretterez pas !


Rock’n’roll
Rose.